Témoignage : diminuer le stress en cas d’inflammation avec la Sophrologie Nîmes

Témoignage : diminuer le stress en cas d’inflammation avec la Sophrologie Nîmes
14 août 2017 fatima30

Cas : myélite cervicale

Bruno, 8 séances

J’ai été atteint en janvier 2006 d’une myélite cervicale à savoir une inflammation de la moelle épinière au niveau de la cervicale C2.

Cette inflammation dont l’origine n’a pas été déterminée s’est déclarée tout d’abord par des décharges électriques dans les jambes lorsque je penchais la tête vers l’avant (signe de Lhermites). Puis ces fourmillements sont devenus persistants dans les pieds et ont commencé leur ascension jusqu’au thorax. Une sensation de peau cartonnée est apparue ainsi qu’une impression d’avoir l’abdomen serré dans un étau. Ces gênes sont devenues insupportables et une administration massive de corticoïdes (1g/j pendant 3 jours) ont permis de revenir un état quasi normal.
Or la cicatrisation de la myéline, même si elle a été assez bonne, laisse tout de même des séquelles : des fourmillements au niveau de la cuisse gauche et du tibia droit sont restés.
Cependant, en fonction de l’état de fatigue, de stress et de température extérieure (le froid notamment), ces gênes sont plus ou moins marquées avec des moments où on y pense plus du tout en particulier lorsque l’esprit est occupé (sports, bricolage…), un peu comme si l’on faisait diversion à notre cerveau.
Au mois de décembre 2011, j’ai eu de nouveaux signes me faisant penser à une nouvelle poussée inflammatoire : décharge électrique dans la jambe droite lorsque je penchais la tête vers la gauche. Ces décharges électriques me donnait l’impression d’avoir la jambe momentanément paralysée. J’ai alors commencé à imaginer des scénarios catastrophes et en particulier qu’il y avait de fortes probabilités que j’aie la sclérose en plaque. Je suis allé voir mon médecin traitant qui m’a obtenu un rdv, quinze jours plus tard, à l’hôpital avec le neurologue qui m’avait soigné la première fois. Il m’a alors prescrit une nouvelle cure de corticoïdes une semaine plus tard.
Pendant ce temps, j’ai eu le temps de me faire beaucoup de soucis et de gamberger. J’avais l’impression d’avoir une inflammation à l’arrière du cerveau, d’avoir momentanément des problèmes de vision. Je ne dormais vraiment pas bien et je scrutais le moindre dysfonctionnement interne. Cet état de stress n’est pas du tout bon lorsqu’on a eu une myélite car toutes les mauvaises sensations que l’on a pu avoir reviennent rapidement et on commence à entrer dans une spirale infernale.

J’ai alors décidé d’aller consulter une sophrologue sans trop savoir ce que j’allais trouver.

Je me suis adressé à Madame Korzaba. La prise de contact a été très bonne. Elle a écouté mon histoire et commencé à élaboré une stratégie pour que je retrouve dans un premier temps un état plus relaxé. Les exercices de respiration et de relaxation que j’ai pu réaliser pendant les séances et également chez moi ou au travail à différents moments de la journée m’ont permis d’être plus apaisé et de retrouver progressivement un état de stress beaucoup moins soutenu.
Ces séances ont permis de casser ce cercle vicieux et d’observer une diminution des sensations de fourmillement.
Dans un deuxième temps, nous avons travaillé sur la possibilité de contrôler  ces gênes ou tout du moins d’en atténuer les effets. Le froid active ces sensations, l’hiver n’est donc pas une bonne période pour moi. Madame Korzaba m’a appris comment je pouvais par la pensée m’imaginer dans des environnements chauds (bains, douches, endroits chauds). Eh bien, j’ai été étonné moi même : un soir alors que je sortais mon chien et qu’il faisait bien froid, je me suis mis dans la situation de la séance en respirant profondément et en m’imaginant que j’avais de l’air chaud qui me venait sur les jambes. Et aussi fou que cela puisse paraître, ça a marché. J’ai ressenti du chaud alors qu’il gelait dehors.
Cette expérience positive a été très bénéfique sur mon état d’esprit car pour moi, cela signifiait que j’avais le pouvoir de contrôler en partie les fourmillements.
La recherche de la valorisation de tous les éléments positifs ressentis au cours d’une journée m’a permis également de retrouver un état d’esprit plus optimiste, plus gai et de relativiser beaucoup plus certains évènements.
Entre temps, j’ai eu les résultats d’IRM sur lesquels aucune nouvelle inflammation n’a été observée. Cela m’a réjouit profondément mais je me suis également demandé dans quelle mesure, si je n’avais pas fait ces séances de sophrologie, je n’aurais pas à force de stresser fini par déclencher une véritable poussée inflammatoire.

 

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